EXTENSION DU TRAM E A LA ROBERTSAU :  LES ENFANTS SACRIFIES

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Le projet d’extension du Tram E à la Robertsau est à nouveau en débat puisque soumis à l’enquête publique jusqu’au 13 juillet prochain.

Son tracé ressemble à un passage en force comme si on voulait dans ce quartier “ faire passer un chameau par le chas d’ une aiguille “…

 

Il détruit maisons, jardins. Il ne prend pas suffisamment en compte la sécurité des enfants à ses abords.

Son prolongement prévu de 1391 m, de la station Boecklin jusqu’au centre socio -culturel de l’Escale, va considérablement modifier le paysage typique de

” jardins “du quartier, annonce l’ Autorité Environnementale ( 1) et impacter la qualité de vie des enfants, de leurs parents, et grands parents en sacrifiant une partie des espaces verts dans cette partie de la Robertsau, déjà appelée à la bétonisation.

 

Il est intéressant d’en suivre le tracé pour en comprendre l’impact sur la sécurité des plus jeunes . Il prévoit que le Tram contourne l’école de la Robertsau ( rue Adler), en la rasant de très prés par l’arrière,

qu’il passe à proximité immédiate du Mail Saint –François, là où les enfants jouent au ballon dans la rue, puis coupe en deux la Petite orangerie dont la surface sera bien amputée.

En fin de parcours, c’est l’espace extérieur de jeu de l’Escale qui va être mutilé, même si la volonté affichée du projet est de n’en supprimer que le fond, où les buts de hand ball sont installés. Dans les faits, le terrain va être réduit d’au moins un tiers, et exposé à la pollution engendrée par le noeud multimodal, le trafic du parking et l’aménagement de la zone de retournement pour les bus.

 

Nuisances sonores

 

L’Escale à la Robertsau est aussi un lieu public, symbole du “vivre ensemble”, où chaque année les associations se réunissent à la rentrée pour lancer l’année associative. Il leur faudra trouver certainement un autre lieu de réunion.

C’est un lieu de vie, un centre de loisirs et de partage qui accueille quotidiennement les enfants du quartier, et pendant les vacances.

 

De facto, une ligne de tram est source de nuisances sonores, plus ou moins fortes.

Dans les virages, elle l’est.

L’Autorité Environnementale le souligne, et demande par conséquent que le choix des rails soit effectué en fonction pour réduire les crissements… et que le suivi des mesures ( graissage des rails adaptés aux courbes) sera “ important pour assurer aux riverains les niveaux sonores réglementaires, notamment la nuit”.

Elle attire l’attention sur le niveau sonore induit “ à certains croisements entre la route et le tramway, avec la rue Mélanie, qui dépassent les seuils réglementaires jour et nuit, ce qui est déjà le cas avec le seul bruit

routier ”.

         Par ailleurs, il faut pointer du doigt le coût élevé du projet, financé par l’emprunt. La réalisation de l’extension au-de-là de la station Mélanie entrainerait un surcoût de l’ordre de 10 millions € (construction et preemptions supplémentaires).

Je rejoins l’avis des forces vives du quartier qui s’accordent pour dire, chacune à sa manière, que l’extension du tramway E ne va pas résoudre à elle seule les difficultés de circulation dans cette partie de Strasbourg.

Ce d’autant, que la CTS a réduit récemment le cadencement des rames sur cette ligne … et que des incertitudes planent sur la réorganisation du réseau de bus/ navettes dans le quartier.

 

Sécuriser les abords du tracé

 

Il apparait qu’un plan d’ensemble de circulation/ stationnement pour la Robertsau et de ses abords doit être élaboré en s’appuyant notamment sur le travail remarquable des associations de la Robertsau, forces de propositions, et de celui de l’Atelier de projet (2) en 2010/ 2011 – enterré en 2013) – et en y associant également les acteurs économiques, ainsi que les Institutions installées dans le quartier.

 

La densification urbaine, la construction de nouvelles institutions publiques sur ce territoire vont entrainer une augmentation des flux de circulation automobile.

Le plan “Strasbourg 2030 “ ne prévoit pas pour autant de délestage pour “ soulager le quartier”.

On peut s’attendre à ce que les futurs usagers et visiteurs du Consulat de Turquie de la Grande Région n’ utiliseront pas le tramway depuis la gare pour y accéder, surtout en l’absence de ligne directe…

Ne nous avait -il pas été affirmé que les enseignants, et parents d’élèves emprunteraient leurs vélos et le tram pour se rendre à l’Ecole Européenne ? Un parking est en cours de construction pour leur usage à proximité de l’école.…

 

Il est tout aussi illusoire de croire que les collégiens de la Cité de l’Ill emprunteront eux aussi le tram pour aller au collége de la Robertsau, compte tenu de l’éloignement des stations de la Cité…

 

Fidèle par conséquent à ma position pendant la campagne des Départementales de 2015, je reste opposée à au prolongement du tram au- de -là de la station “Mélanie”.

 

J’attire aussi l’attention sur la nécessité de sécuriser pour les enfants les abords du tracé, et plus particulièrement à proximité du mail saint –François, et de la Petite Orangerie.

 

Enfin, je rejoins les prises de position des promoteurs, constructeurs d’infrastuctures, think tanks qui s’accordent à dire aujourd’hui que pour réussir les projets urbains, il faut faire appel à l’intelligence collective dans un esprit de co- construction : c’est le B.A-BA de la mise en oeuvre de la démocratie participative.

 

Nous ne sommes plus au temps où la seule majorité élue décide, en mettant en avant l’expertise technique.

Pas de projet réussi sans adhésion citoyenne !

 

Au vu de ces motifs, je m’oppose à l’extension du tramway E à la robertsau au-de-là de la station Mélanie.

 

  • L’Avis de l’ Autorité Environnementale du 22 avril 2016
  • l’Atelier de Projet a travaillé de juin 2010 à juin 2011 sur la mobilité à la Robertsau. Son travail avait servi de base à la décision de la Ville de Strasbourg annoncée dans la brochure distribuée dans le quartier en juillet 2011, puis remise en question en 2013.

 

150ème anniversaire de la ligue, mon discours du 16 juin 2016 à l’aubette

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Très fière de ce texte rédigé pour les 150 ans de la ligue de l’Enseignement, le 16 juin 2016.

Monsieur le president,

Monsieur l’adjoint au maire de Strasbourg

Madame la sous préfete

Madame la vice présidente de la region Grand Est…

Mesdames et messieurs,

 

 

Frédéric Bierry m’a chargée personnellement de vous prier de l’excuser et de vous saluer en son nom. Comme vous le savez peut être, il préside ce soir les Assises de l’Engagement.

Permettez moi de tout d’abord de vous faire la lecture :

“ Mesdames et Messieurs,

J’ai beau regarder ; je ne vois pas assez de dames. Il m’est arrivé, une fois dans une réunion comme celle-ci, de dire : Madame et messieurs, … mais je trouve que les dames ne sont pas en nombre suffisant. Il faut nous habituer à amener nos femmes avec nous, pour qu’elles vivent la même vie que nous”.

Ce propos est de Jean Macé. Il est extrait de son discours de cloture du 4ème congrés de la ligue. Nous sommes alors en 1884.

Elue de la parité, j’ applaudis des deux mains l’un des péres fondateurs de la ligue. Son discours était visionnaire, et reste d’une actualité confondante.

Nous pouvons rendre un hommage appuyé au rôle determinant que la ligue a eu dans la naissance de l’instruction gratuite, laïque et obligatoire dans notre pays.

Nous savons également combien elle s’est impliquée dans la défense de l’Education Nationale aux côtés des enseignants.

Nous savons combien elle porte des projets éducatifs ambitieux en territoires,

Combien elle contribue à développer les parcours d’éducation artistique et culturelle, les activités péri scolaires et de loisirs au travers des séjours de vacances.

Je peux en témoigner personnellement car j’ai fait un bout de chemin avec vous comme bénévole dans le cadre de l’opération Lire et faire lire.

Fondamentalement “ l’oeuvre de la Ligue, c’est de faire des citoyens, c’est de faire des Républicains “ disait également Jean Macé.

Cette ambition, nous la partageons avec vous tous ici ce soir. Elle fait sens, aujourd’hui plus que jamais.

Notre République est une nouvelle fois à la peine.

Comme vous, les élus et les agents du Conseil départemental du Bas – Rhin par leurs liens de proximité avec nos concitoyens et les politiques publiques sont aux avant –postes car nous travaillons sur l’éducation et la culture, la cohésion sociale et territoriale.

Aux horreurs récentes, nous devons donc répondre par une civilisation de la fraternité.

Nous devons relever ensemble le défi de la cohésion pour répondre à la barbarie.

Il y a urgence à reconstruire le pacte de la citoyenneté, à refonder la communauté nationale, à redonner des perspectives d’avenir, de réussite à notre jeunesse.

Nous devons oeuvrer pour que laïcité et citoyenneté riment avec inclure, et non pas exclure.

 

Nous devons avec vous tous bénévoles de la ligue relever ce défi de l’union pour défendre nos valeurs républicaines.

Il existe un véritable partenariat entre le Conseil départemental, la ligue et la féderation des oeuvres laïques du Bas –Rhin sur la lecture publique notamment et la lutte contre l’illetrisme.

Et nous sommes heureux d’accueillir en octobre prochain l’exposition sur les 150 ans de la ligue à l’ Hotel du Département.

A vous tous, nous disons merci et bravo pour votre engagement, votre implication au service des jeunes et de leur avenir.

Pour terminer, Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un trés trés bon anniversaire !

Je vous remercie pour votre attention.

 

 

 

 

Projet du Foyer saint Louis de la Robertsau : faire bloc pour son retrait

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«  Je suis une Robertsauvienne « …

Je m’associe aujourd’hui aux diverses voix qui dénoncent le projet de destruction du foyer saint Louis de la Robertsau.

S’il y avait encore un espoir d’en garder la façade sur rue celui –ci semble bel et bien perdu.

Le promoteur a décidé de raser l’ensemble, et de construire un bâtiment lisse, au sens propre comme au figuré, un mono bloc sans caractère… qui déséquilibre l’ensemble architectural de la place du marché, et altère le cachet même de la Robertsau.

Plus grave, le projet surdensifie l’entrée de la robertsau puisqu il prévoit la construction d’un nombre de logements plus important que prévu, de parkings d’emblée insuffisant pour les futurs résidents, la clientèle du petit centre commercial attenant, et usagers de la salle de réunion prévue en rdc.

Encore plus grave, ce projet ne s’intégre pas dans une réflexion globale autour de la place marché demandée par les riverains et les associations du quartier depuis fort longtemps.

Il a réussi à faire l’unanimité contre lui. Au départ privé, ce projet est tombé dans le domaine public car n’a pas su sauvegarder un peu de la mémoire patrimoniale robertsauvienne.

Les élus de la Ville de Strasbourg ont bien tort de ne pas s’appuyer plus sur ses forces vives, car justement forces de propositions.On ne compte plus les projets de construction dans cette partie de Strasbourg qui vont la défigurer.

La Robertsau va y perdre son âme, et son identité.

On ne construit pas une ville contre ses habitants !

 

 

Non à la généralisation de la zone 30 à la Robertsau

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Dérapage verbal non controlé hier soir d une élue de la Ville de Strasbourg qui justement se proposait d apporter un peu d apaisement dans la circulation à la Robertsau, en re qualifiant la grande majorité des rues du quartier en zone 30…
Personne ne conteste l utilité de telles limitations de vitesse, mais il y a un réel souci de méthodologie et de déontologie dans l approche de la problématique de la sécurisation de la circulation dans ce quartier strasbourgeois
La mise en zone 30 systématique ne va pas régler les problèmes récurrents de stationnement dans ce quartier qui manque de parkings, où compte tenu de la configuration des rues, les trottoirs font défaut, où les riverains se garent où ils peuvent… Besoin de sécuriser en créant une piste cyclable sur le trajet Cité de l Il au college de la Robertsau comme le demandent les parents de la Cité …Le dossier circulation, et des accès à la Robertsau reste prioritaire, et aujourd hui plus que jamais à l heure de la mise en oeuvre de Strasbourg 2030 qui projette d y construire 2500 logements . Cette betonnisation de la zone va entraîner une augmentation conséquente des flux de circulation dans la zone et un besoin de parkings tout aussi conséquent.
Il y a donc urgence d ouvrir et de mettre à plat ce dossier mais dans un etat d esprit responsable et apaisé.
L adjointe de quartier Nicole Dreyer a regretté aussitôt et s est excusée de s être laissée emporter. Son cri était bien celui du coeur. Son je m en fous va laisser des traces …ce qui est dit est dit…

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Une Conseillère départementale n’est pas une adjointe au maire, ni une conseillère municipale

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La confusion règne dans l’esprit des citoyens. Je suis souvent interpellée pour apporter des solutions concrètes à des problèmes de stationnement, de circulation, autant de  questions relevant de la vie municipale. Le,la Conseillère départemental(e), sans  mandat municipal n’a que la plume ou la voix pour appuyer les demandes auprès des collectivités concernées. Elue sur le territoire de Strasbourg, je suis naturellement l’actualité municipale sur le canton, plutôt chargée. Les projets urbanistiques y sont nombreux, notamment au Wacken et dans le quartier de la Robertsau.

C’est une lourde charge, car un Conseiller départemental est par définition généraliste, Il n’a pas à disposition de moyens particuliers pour remplir cette mission. A lui, à elle, de se documenter, de faire appel à l’expertise des forces vives sur le terrain pour l’ éclairer, avant de prendre une éventuelle position sur le sujet.

Il n’ a pas non plus vocation dans le cadre de son mandat à s’exprimer systématiquement sur les questions sociétales, hors champ de compétence départemental. Il m’arrive de le faire parfois, mais je m’exprime alors à titre personnel, et donne un avis citoyen.

C’est ainsi qu’hier, samedi 21 mai 2016, à l’inauguration de la 5ème édition du festival des abeilles et de la bio diversité, j’ai regretté la reculade du Sénat sur l’interdiction des pesticides ” tueurs d’abeilles”, les néonicotinoïdes.

Comme c’est le cas de beaucoup d’ élus, l’ essentiel de mon travail n’est pas clairement lisible. Celui effectué en commission ne l’est pas.

Au début du mandat, j’ai choisi de participer à plusieurs commissions, autres que la Commission de  territoire, pour moi celle de l Eurométropole de Strasbourg à laquelle je suis inscrite d’office. Nouvelle élue, n’ayant donc pas d’antériorité dans la fonction, je suis une élue de base, et ne suis donc pas en “responsabilité”.

  • Commission d’ Appel d’offres qui permet d’avoir une vision à 360 ° sur l’activité du CD 67 au moins concernant les investissements et les frais de fonctionnement les plus importants.
  • Commission enfance, famille, éducation . Une commission transversale très large qui traite des collèges, de la Protection de l’Enfance, de la Culture, de la PMI, de la Lecture Publique…
  • Commission emploi- insertion : logement social, accompagnement des bénéficiaires du RSA, chantiers d’insertion…
  • Commission de l’autonomie : personnes âgées et en situation de handicap
  • Commission attractivité du territoire : les grands projets y sont présentés.

Au travail en commission, sur lequel je reviendrai une autre fois, les Conseillers départementaux peuvent relayer les demandes des citoyens, et des associations sur les thématiques du CD67 sur les territoires des cantons. C’est le BA.BA du métier d’élu de proximité.

A ces fonctions, s’ajoute le travail de représentation proprement dit dans les structures co -financées par le Département, et celui complètement lisible de la représentation dans les cérémonies et manifestations diverses. La liste est longue des CA, ou AG où nous sommes invités à participer.

Vrai binôme

Chaque CA, chaque AG se préparent, sur le fond et la forme.

Il y a des structures que je suis plus particulièrement car en représentation du Président du Conseil départemental “désignée” pour la durée du mandat.

En vrac, les colléges Kléber, Foch, le CSC du Fossé des 13, Musica, le CEAAC, la CDAPH, la MDPH, le CDIFF, les commissions territoriales RSA, des commissions plus spécifiques partiaires de l’ Education Nationale, en tout une vingtaine auxquelles s’ajoutent les représentations ponctuelles à la demande des associations ou du Département.

C’est un travail passionnant, exigeant qui m’amène à approfondir bon nombre de sujets sociaux, et dossiers d’actualité.

Mon métier de journaliste, et ma formation à la ” veille” en matière d’information m’aident dans l’exercice de mon mandat. C’est vraiment un “plus “.

Je peux ainsi travailler en autonomie, trouver rapidement les informations. Je m’appuie aussi sur les services du Département avec lesquels les élus font équipe. Il nous arrive souvent de participer ensemble aux réunions. Nos interventions sont calées au préalable. Elu(e)s et administration forment un vrai binôme dans les collectivités territoriales et nationales.

Le binôme de départ n’ a plus forcément vocation à fonctionner dans le cadre de l’exercice de la mandature. Le législateur ne l’a pas prévu. Et chacun s’accorde comme il le souhaite. Il y a du travail pour deux sur ces cantons, qui pour bon nombre d’entre eux atteignent la taille de circonscriptions législatives.

C’est le cas du canton 4. 1heure 1/2 est au moins nécessaire pour en faire le tour en voiture quand la circulation est fluide…

A suivre…

 

 

 

 

La famille à l’honneur

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Remise des médailles de la famille, le 30 mai 2015 dans les salons de la Ville de Strasbourg, aux côtés de mes collègues Françoise Buffet et Eric Elkouby, au CD 67 et adjoints au maire de la Ville de Strasbourg.

Depuis 1920, les mères de famille nombreuse sont ainsi mises à l’honneur. Une belle tradition, des moments d’émotion et de partage qui se perpétuent d’année en année.

remise photo famille nombreuses strasbourg